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Le Crowdfunding, une alternative au financement bancaire

9 août 2016 business plans , company blog , corporate views , innovation , private finance Pas de commentaires

Le Financement Participatif France (FPF), plus communément appelé crowdfunding, est officiellement lancé en 2012. Il permet de financer des projets de nature entrepreneuriale, associative ou artistique et offrir une source de financement alternative aux établissements de crédit.

Plusieurs formes de crowdfunding selon la nature du projet et les attentes des investisseurs

Contrairement aux idées reçues et aux pratiques courantes des projets présentés via des plateformes Internet,  le crowdfunding ne prend pas pour unique forme le don bien que celle-ci soit particulièrement adaptée aux projets artistiques et associatifs. Pour les investisseurs et le financement d’entreprises, deux autres formes, existent :

  • Le crowdlending, c’est-à-dire le prêt participatif qui permet à un investisseur de financer un projet jusqu’à un million d’euros remboursable pour une durée maximale de 7 ans, avec ou sans intérêts.
  • Le crowdinvesting, qui revêt la forme classique de l’investissement dans une entreprise via l’entrée au capital et une éventuelle rémunération par les dividendes. La limite de financement est fixée à 2,5 millions d’euros par projet à partir de 2016 alors que le décret n°2014-1053 du 16 septembre 2014 fixait un plafond à 1 million d’euros. Un signal supplémentaire du réel engouement pour ce mode de financement qui permet à l’investisseur de peser sur les décisions de gestion et stratégiques de l’entreprise, notamment lors des assemblées générales.

Les risques de l’investisseur demeurent

Le crowdfunding reste un modèle d’investissement comme un autre qui expose les investisseurs au risque de faillite du projet financé. Aujourd’hui, les plateformes ont les armes législatives pour poursuivre en justice les apporteurs de projets qui ne rembourseraient pas, dans le cas du crowdlending, les investisseurs. Mais dans le cas d’une entreprise défaillante, les règles de la liquidation judiciaire s’appliquent et les créanciers n’ont souvent pas la possibilité de récupérer leurs fonds.

Il convient donc, pour tout investissement dans une entreprise, de respecter les règles de base de l’investisseur, à savoir rencontrer les créateurs du projet, étudier le business plan et s’informer sur le secteur d’activité de ce projet avant d’éventuellement le financer.

Enfin n’oubliez pas que passer par le crowdfunding rend public votre projet.

 

Antoine Bonnaud

 

Doper sa CAF pour faciliter le financement bancaire

9 août 2016 business plans , company blog , corporate views Pas de commentaires

Dans un contexte économique de plus en plus tendu et un environnement fortement concurrentiel, les PME sollicitent  les établissements de crédit pour obtenir des lignes de financement supplémentaires pour leur BFR et contracter des emprunts à moyen et long terme pour réaliser des investissements nécessaires au maintien de leur compétitivité.

Que les besoins de trésorerie soient à court ou long terme, l’accès à ces financements dépend principalement de la capacité d’autofinancement de l’entreprise (CAF). La CAF est la trésorerie dégagée par l’entreprise sur un exercice comptable. Elle regroupe l’ensemble des flux de trésorerie entrants (produits encaissés) et sortants (charges décaissés) synthétisés dans le compte de résultat. La notion de « flux de trésorerie » est essentielle pour comprendre la CAF. En effet, si le compte de résultat regroupe l’ensemble des produits et charges d’un exercice comptable (généralement une année), certains éléments ne sont pas des flux de trésorerie et doivent donc être annulés pour obtenir le montant de la CAF.

Les charges et les produits qui ne sont pas des flux de trésorerie sont principalement les dotations aux amortissements et les reprises. S’il existe deux méthodes pour calculer la CAF (additive(1) et soustractive) la très grande majorité des PME utilisent la formule simplifiée suivante : CAF = Résultat de l’exercice + Dotations aux amortissements – Reprises. Pour la réalisation d’un business plan, on ne tiendra pas compte des reprises.

La CAF pour les établissements de crédit

La CAF est donc une mesure du cash-flow (trésorerie) dégagé par l’entreprise. Plus son résultat est élevé, plus sa CAF augmente et plus l’accès au financement bancaire est facilité.

Les banques utilisent le ratio de capacité de remboursement pour calculer le montant qu’elles pourraient prêter aux entreprises. Ce ratio se calcule en divisant l’endettement net (dettes financières – disponibilités) par la CAF. Si ce ratio est supérieur à 3 ou 4 (selon la banque, le profil de l’entreprise et le relations commerciales entre les deux), les banques refuseront le financement ou demanderont des garanties supplémentaires si l’entreprise possède des actifs immobilisés (par exemple un nantissement sur fonds de commerce ou une hypothèque sur un bien immobilier).

Rappelons enfin que la CAF sert également à autofinancer des investissements, rembourser les emprunts, payer les dettes fournisseurs, fiscales et sociales, verser les dividendes aux actionnaires…Les entreprises doivent donc chercher à optimiser leur CAF pour renforcer leur solidité financière et assurer leur développement.

 

Antoine Bonnaud

(1) Formule additive pour calculer la CAF (la formule soustractive doit aboutir au même montant) =

Résultat net de l’exercice + Dotations aux amortissements – Reprises + Valeur comptable des éléments d’actifs cédés (#675) – Produits de cession d’éléments d’actifs cédés (#775) – Quote-part de subventions virées au résultat (#777)