logos

Comptabilisation des quotas d’émission de gaz à effet de serre

13 avril 2018 company blog Pas de commentaires

La réforme de l’émission des quotas de CO2 appliquée au 1er janvier 2013 a permis de faciliter les règles de comptabilisation de ces quotas. 

I – Principes 

  • les quotas d’émission sont des biens meubles pouvant être acquis, détenus et cédés.
  • ils sont cotés sur le marché
  • ils sont désormais considérés comme des matières premières. L’achat se comptabilise donc dans le compte #601 et la vente en #70. Les quotas ne sont pas soumis à TVA.
  • ils sont considérés à la clôture comme du stock et répondent donc aux règles classiques à l’inventaire (écritures d’inventaire avec valorisation en CUMP ou PEPS, dépréciation éventuelle).
  • il existe deux modèles selon l’usage que fait l’entreprise de ces quotas : le modèle de production et le modèle de négoce.

II – Modèle de production 

  • ce modèle concerne les entreprises industrielles et commerciales qui émettent du CO2.
  • l’Etat leur attribue gratuitement en début d’année un nombre de quotas. Elle doit les restituer en fin d’exercice. La valeur des quotas attribués gratuitement est nulle. Mais la quantité devra être prise en compte dans le calcul de valorisation du stock à la clôture.
  • l’entreprise peut ensuite en acquérir davantage si elle estime qu’elle en consommera plus sur l’année.
  • à la clôture de l’exercice, en cas de consommation réelle supérieure à ce que l’entreprise doit restituer à l’Etat, celle-ci devra acheter le complément. Cela génère alors une dette envers l’Etat (compte  #449).
  • si l’entreprise possède encore des quotas à la clôture, elle peut les conserver en stocks ou les céder.

III – Modèle de négoce

  • ce modèle concerne les entreprises qui n’émettent pas de CO2.
  • ici l’entreprise peut simplement acheter et revendre les quotas sur le marché en espérant faire une plus-value.
  • les plus ou moins-values sont comptabilisées en résultat d’exploitation (et non pas en résultat financier).

Une même entreprise peut être concernée par les deux modèles.

IV – Informations obligatoires en annexe

  • description du modèle/des modèles choisi(s) par l’entreprise
  • estimations des émissions réalisées
  • hypothèses retenues pour l’évaluation du stock et du passif
  • informations concernant la gestion du risque de CO2

2018 : logiciel de caisse sécurisé certifié obligatoire

13 mars 2018 Non classé Pas de commentaires

Parmi les nouveautés de l’exercice 2018, les commerçants et professionnels assujettis à la TVA sont tenus de disposer d’un logiciel de caisse enregistrant tous les règlements de leurs clients non assujettis à la TVA de façon à lutter contre la fraude à la TVA, notamment dans le cas des règlements en espèces.

Sont exonérés de cette obligation les professionnels non soumis à la TVA et les opérations réalisées entre les professionnels soumis à la TVA faisant l’objet d’une facturation.

La comptabilité des auto-entrepreneurs

13 février 2018 company blog Pas de commentaires

Le statut d’auto-entrepreneur présente l’avantage d’un formalisme comptable très simplifié.

Une comptabilité d’encaissement

La comptabilité des auto-entrepreneurs est dite d’encaissement, c’est-à-dire que les recettes ne sont déclarées qu’à la date où vous avez reçu l’argent du client, contrairement à la comptabilité traditionnelle qui repose essentiellement sur une déclaration à la facturation.

L’avantage de la comptabilité par encaissement est que vous ne payez vos cotisations sociales qu’après avoir perçu sur votre compte bancaire l’argent du client. Vous n’avez ainsi pas à payer par avance des cotisations sociales sur un chiffre d’affaires estimé.

Les auto-entrepreneurs n’ont pas à tenir un bilan et un compte de résultat. Ils doivent en revanche tenir un registre des ventes et un registre des achats. Le registre des ventes doit faire figurer le nom des clients, le type de prestation ou de vente de marchandises, la date de règlement, le mode de règlement et le numéro de facture. N’oubliez pas que, quelque soit votre activité, tout chiffre d’affaires déclaré aux services fiscaux doit être justifié par des factures. De plus, toutes les recettes encaissées sur votre compte bancaire professionnel doivent être déclarées aux organismes sociaux.

Vos factures de vente doivent inscrire la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI »

La tenue d’un registre des achats est également important pour les services fiscaux dans le cas d’une activité de vente de marchandises car il permet de vérifier la cohérence de vos marges entre vos recettes déclarées et vos achats. Méfiez-vous donc à ne pas minorer vos recettes.

 

Déclaration aux organismes sociaux et évolution du régime

Les auto-entrepreneurs sont tenus de déclarés chaque mois ou chaque trimestre les recettes encaissées (y compris les espèces !) aux organismes sociaux. La déclaration se fait sur le site « net-entreprises » qui vous indique immédiatement le montant que vous sera prélevé au titre des cotisations sociales. Sur option vous pouvez opter pour le prélèvement libératoire : votre impôt sur le revenu est directement payé au moment de cette déclaration et correspond à 1% de votre chiffre d’affaires.

Jusqu’à fin 2017, le taux de cotisations sociales était d’environ 14% pour les ventes de marchandises et 25% pour les prestations de services. Avec la réforme du RSI en cours et le passage au régime général, ces taux devraient augmenter puisque les auto-entrepreneurs bénéficieront désormais du chômage.

Paiement mi-décembre de la cotisation foncière des entreprises

Au mois de novembre de chaque année, les auto-entrepreneurs reçoivent un avis d’imposition correspondant à la cotisation foncière des entreprises (la CFE, une branche de l’ancienne taxe professionnelle). Cette CFE doit être acquitté au plus tard le 15 décembre. Le montant est fixé par tranches en fonction de votre chiffre d’affaires déclarés et à la discrétion des administrations locales. Ainsi deux auto-entrepreneurs déclarant le même chiffre d’affaires paieront une CFE différente s’ils habitent dans deux villes différentes. Comme pour la taxe d’habitation et la taxe foncière, le calcul exact de la CFE reste flou et les simulateurs en ligne ne sont toujours très justes même s’ils permettent d’avoir une première idée du montant à payer.

En résumé les obligations de l’auto-entrepreneur sont :

  • la tenue d’un registre des ventes avec une facture justificative pour chaque recette
  • la tenue d’un registre des achats pour les activités de vente de marchandises
  • la déclaration mensuelle ou trimestrielle du chiffre d’affaires sur le site « net-entreprises »
  • le paiement mi-décembre de la CFE

 

L’effet ciseau

16 octobre 2017 business plans , company blog , corporate views , private finance Pas de commentaires

L’effet ciseau fait partie des éléments du diagnostic financier. Il mesure l’évolution inverse des charges et des produits et permet d’expliquer la variation du résultat.

L’effet ciseau se traduit par le phénomène suivant :  les charges progressent tandis que les produits régressent. Si la tendance se poursuit, les charges et les produits finissent par se croiser c’est-à-dire que les charges deviennent plus élevées que les produits. Il en résulte alors un résultat déficitaire (perte).

Ce phénomène de croisement est, d’un point de vue économique, anormal puisque les produits et les charges doivent normalement évoluer dans les mêmes proportions. Une augmentation du chiffre d’affaires génère une hausse des achats de matières premières/marchandises, des charges de personnel etc. et inversement dans le cas d’une baisse d’activité.

Ceci reste évidemment théorique. Dans les faits, de nombreuses situations peuvent conduire à l’effet ciseau. La plus fréquente est le mécanisme d’inertie, c’est-à-dire l’impossibilité pour l’entreprise d’augmenter immédiatement ses prix de vente (par exemple pour des raisons contractuelles avec ses clients) suite à l’augmentation des prix des matières premières. De fait les charges augmentent et les produits stagnent voire régressent.

Le mécanisme d’investissement est également une situation traditionnelle pouvant entraîner un effet ciseau : l’entreprise va réaliser d’importants investissements qui vont plomber les résultats des premières années de mises en service en raison de l’augmentation des dotations aux amortissements, des intérêts sur emprunts (généralement les immobilisations sont financées par des emprunts bancaires et obligataires), des charges de personnel (quand les investissements ne sont pas de substitution) entre autres.

Plus largement, la structure de l’entreprise (poids des charges fixes, niveau d’endettement) et son secteur d’activité (exposition aux variations de prix des matières premières, des taux de change, niveau concurrentiel, élasticité de la demande par rapport aux prix…) rendront le risque d’effet ciseau plus ou moins élevé.

Par ailleurs, l’effet ciseau n’est pas toujours le résultat d’une mauvaise gestion par l’entreprise du couple charges/produits. En effet, des éléments extérieurs imprévisibles peuvent empêcher l’entreprise d’accroître ses produits comme le blocage des prix par l’Etat de certaines énergies ou des événements géopolitiques qui tendent le marché.

Rappelons enfin qu’une hausse des charges n’est pas synonyme de difficultés pour l’entreprise si dans le même temps les produits augmentent plus vite. L’entreprise est alors en phase de croissance. De même en phase de décroissance, la baisse du chiffre d’affaires sera d’autant moins préoccupante si les charges diminuent dans le même temps plus vite.

 

Antoine Bonnaud

Baisse de l’IS d’ici 2022 à 25%.

13 juillet 2017 business plans , company blog , private finance Pas de commentaires

La baisse de l’impôt sur les sociétés devrait se poursuivre. Après l’introduction d’une tranche intermédiaire à 28 % depuis le 1er janvier 2017, le gouvernement a annoncé la suppression des deux tranches (28% et 33,33%) pour ramener le taux d’imposition à 25% d’ici 2022, maintenant le flou sur le calendrier.

Le taux réduit à 15% jusqu’à 38 120 € de résultat fiscal n’a pas été évoqué et devrait donc être maintenu.

Cette réforme est surtout une aubaine pour les PME et GE, les petites entreprises n’étant pas ou peu assujetties à cet impôt (tranches 0% ou 15%).

Les obligations : mécanismes, opportunités et risques

24 juin 2017 private finance Pas de commentaires

Les obligations constituent un placement financier parfois oublié des particuliers dont l’attention se porte principalement sur les marchés de l’immobilier et des actions. Pourtant, le marché obligataire peut offrir un couple risque/rentabilité attractif et moins volatile.

Mécanisme

Un emprunt obligataire est un emprunt émis par une entreprise ou un Etat sur les marchés financiers dans le but de se financer. Seules les entreprises cotées sur un marché réglementé peuvent se financier par ce canal. Ceux qui vont souscrire à cet emprunt sont appelés les obligataires et peuvent être des Etats, des entreprises, des fonds d’investissement ou des particuliers.

Un obligataire va ainsi prêter de l’argent à une entreprise qui va s’engager à le rembourser à une certaine échéance. En contrepartie, l’obligataire recevra périodiquement des intérêts appelés coupons. Chaque emprunt obligataire a ses propres caractéristiques : l’entreprise peut choisir par exemple de verser plus de coupons mais de rembourser un montant plus faible à l’échéance ou au contraire réduire le taux de coupon et augmenter le montant remboursé à l’échéance. Chaque investisseur se positionnera par rapport à ses attentes (recevra des coupons régulièrement ou recevoir une somme plus importante à l’échéance) qui sont souvent influencées par la fiscalité.

Un emprunt obligataire peut prendre plusieurs formes :

  • classique : un obligataire sera remboursé à l’échéance.
  • obso : un obligataire peut souscrire s’il le désire à des obligations supplémentaires grâce à un bon de souscription
  • obsa : un obligataire peut souscrire s’il le désire à des actions de l’entreprise grâce à un bon de souscription
  • oca : un obligataire peut convertir ses obligations en actions en fonction d’une parité définie par l’entreprise
  • ora : un obligataire sera remboursé à l’échéance sous forme d’actions de l’entreprise

Enfin les obligations peuvent être à taux fixe ou à taux variable. Dans ce dernier cas, le taux de coupon est indexé sur un taux de référence.

Vocabulaire

valeur nominale : valeur sur laquelle sont calculés les coupons. Elle ne correspond pas à la valeur de marché de l’obligation.

prix d’émission : prix auquel l’obligataire achète les obligations. Il s’agit de la valeur de marché (cotation en bourse).

prime d’émission : la différence entre le prix d’émission et la valeur nominale.

prix de remboursement : prix auquel est remboursé l’obligataire. Un remboursement au pair signifiera que le prix de remboursement = valeur nominale ; un remboursement au-dessus du pair signifiera que le prix de remboursement > valeur nominale ; un remboursement au-dessous du pair signifiera que le prix de remboursement < valeur nominale. Ce prix de remboursement est fixé au départ et est souvent fixé en pourcentage de la valeur nominale. Exemple : si une valeur nominale vaut 100 euros et que le remboursement est de 105%, cela veut dire qu’une obligation sera remboursée 100 x 105 % = 105 €, soit une prime de remboursement de 5 €.

taux de coupon : taux à partir duquel se calcule un coupon en euros. Ce taux s’exprime toujours par rapport à la valeur nominale. Exemple : soit un taux de coupon de 5% pour une obligation ayant une valeur nominale de 100 €. Le coupon perçu pour chaque obligation détenue sera donc de 5% x 100 € = 5 €. Ce taux de coupon peut être fixe ou variable selon les caractéristiques de l’emprunt.

Risques

On identifie trois principaux risques pour le placement obligataire :

  • le risque de défaut : c’est le risque que l’entreprise ne puisse pas rembourser les obligataires. Pour orienter les investisseurs, les marchés attribue un niveau de risque pour chaque emprunt obligataire. Par ailleurs, les emprunts obligataires d’Etat sont moins rentables que les emprunts auprès des entreprises car le risque de défaut est quasiment nul.
  • le risque de taux : sur le marché obligataire, une hausse des taux entraîne une baisse de la valeur de l’obligation (et inversement). Cette fluctuation n’a aucune incidence pour l’obligataire qui va jusqu’à l’échéance. En revanche, un obligataire qui souhaiterait revendre ses obligations avant l’échéance pour récupérer des fonds pourrait être pénalisé. Il peut donc y avoir un risque de perte en capital sur les obligations en cas de sortie avant l’échéance. Le risque de taux s’applique aussi aux obligations à taux variable en cas de baisse (dans ce cas le taux de coupon et donc les coupons diminuent).
  • le risque de change : cela concerne les obligations émises en devise étrangère. E l’échéance, l’obligataire se fera rembourser, par exemple, en dollars…mais le cours de change aura évolué (favorablement ou défavorablement) par rapport à la date à laquelle il avait souscrit à l’emprunt.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

 

Antoine BONNAUD

 

Les travaux d’inventaire en fin d’exercice

26 avril 2017 company blog , corporate views Pas de commentaires

Avant de clôturer vos comptes annuels, des travaux d’inventaire sont nécessaires pour respecter l’ensemble des principes comptables et présenter aux divers parties (Etat, banques, actionnaires, salariés…) des comptes reflétant la situation économique et financière réelle de l’entreprise.

Ces travaux sont réalisés à la fin de votre exercice comptable (généralement en date du 31 décembre). Ils regroupent les opérations suivantes :

  • les amortissements : qu’ils soient linéaires ou dégressifs, avec ou sans option fiscale, ils sont enregistrés en fin d’exercice. Rappelons que les amortissements représentent la perte de valeur « normale » des immobilisations du fait de leur utilisation. Ils constituent une charge non décaissée (c’est-à-dire une charge qui n’est pas un flux d’argent donc qui n’imputera pas votre compte bancaire). La durée d’amortissement est fixée par le plan comptable général (PCG) et dépend de la nature des biens amortis.
  • les dépréciations : elles concernent exclusivement l’actif du bilan, c’est-à-dire ce que l’entreprise possède et représentent une perte de valeur « anormale » et « non définitive » d’un actif (on parle de caractère incertain). A la clôture de chaque exercice, l’entreprise doit faire le point sur l’état de son actif, poste par poste (immobilisations, stocks, clients et valeurs mobilières de placement). Si une perte de valeur est constatée, une dépréciation doit être comptabilisée, conformément au principe de prudence. En revanche, une absence de perte de valeur n’entraînera aucune écriture. Comme l’amortissement, une dépréciation est une charge non décaissée puisqu’elle correspond à une perte non définitive. Certaines dépréciations font l’objet d’un contrôle très strict des auditeurs et experts-comptables car elles représentent dans certains cas une perte « estimée » par l’entreprise comme le risque de défaut d’un client. Bien entendu, la comptabilité de l’entreprise doit être capable de justifier par des éléments matériels le montant des dépréciations.
  • l’inventaire de stocks : les entreprise ayant du stock doivent faire au-moins une fois par an (à la clôture) un inventaire pour évaluer leur stock. La valeur du stock de l’année dernière est annulée et remplacée par celle de cette année. Il existe deux principales méthodes de valorisation des stocks (PEPS – premier entrée premier sortie – et CUMP – coût unitaire moyen pondéré). En vertu du principe de permanence des méthodes, l’entreprise ne peut changer de méthode chaque année.
  • le rapprochement bancaire : il consiste à comparer le relevé bancaire envoyé par la banque avec le compte 512 Banque de la comptabilité de l’entreprise. Les écarts entre les deux soldes doivent être justifiés et des écritures de régularisation enregistrées. Il s’agit souvent de frais bancaires que l’entreprise n’avait pas pu comptabiliser ou de chèques déposés en fin d’année que la banque n’a encaissé qu’en début d’année suivante.
  • les charges constatées d’avance : il s’agit de charges payées par avance sur 2017 mais qui concernent 2018. En vertu du principe de séparation des exercices, l’entreprise doit à la fin de l’année annuler les charges payées par avance en 2017 au titre de 2018. C’est le cas notamment des factures d’assurance que l’on paie annuellement par avance ou encore un loyer à cheval sur deux années (ex : un loyer trimestriel de novembre 2017 à janvier 2018 payé par avance début novembre)
  • les provisions : elles se trouvent au passif du bilan et constituent des charges probables mais non définitives (caractère incertain) que devra payer l’entreprise dans le futur. Un litige prud’homal qui démarre en 2017 et qui sera jugé en 2018 doit faire l’objet dès 2017 d’une provision si les avocats estiment que l’entreprise devra payer des dommages & intérêts à son salarié. A l’issue du jugement, la provision sera reprise (annulée) et le montant réel sera comptabilisé en charges. La provision est également une charge non décaissée.  Les provisions font l’objet d’un suivi particulier des auditeurs et experts-comptables, tant sur leur justification que sur l’exactitude du montant estimé. Comme pour les dépréciations, les provisions doivent pouvoir être justifiées par des éléments matériels (courrier/mail/rapport d’expertise d’un avocat, d’une assurance, d’un fournisseur pour justifier un litige…).
  • les produits constatés d’avance : ils reposent sur le même principe que les charges constatées d’avance, sauf qu’il s’agit cette fois de produits.
  • les charges à payer et produits à recevoir : il s’agit de charges et produits concernant l’exercice 2017 mais dont la facture ne sera reçue qu’en 2018. Le principe de séparation des exercices rappelle que toute opération rattachée à l’exercice 2017 doit être comptabilisée sur cet exercice même si les factures seront envoyées/reçues en 2018. Ces charges et produits concernent également les intérêts courus sur emprunts et placements financiers payés/reçus en 2018 mais dont une partie concerne 2017. Un prorata temporis doit être comptabilisé.

Une fois ces opérations réalisées, l’entreprise pourra calculer certains impôts comme l’IS (après calcul du résultat fiscal), la CVAE ou encore le cadrage de la TVA.

L’essentiel du compte de résultat

26 mars 2017 business plans , corporate views Pas de commentaires

Que vous soyez jeune entrepreneur, investisseur ou salarié, l’analyse des comptes d’une entreprise est un prérequis indispensable pour comprendre l’environnement comptable, financier et celui de l’entreprise. Vous trouverez sur ce blog les éléments à maîtriser obligatoirement pour comprendre un compte de résultat.

  • le compte de résultat correspond à l’activité de l’entreprise sur un exercice comptable (généralement une année civile). Il se compose de charges et de produits qui sont répartis en trois catégories : l’exploitation (éléments qui concernent directement l’activité de l’entreprise comme le chiffre d’affaires côté produits et les achats de marchandises, les salaires, les loyers etc. côté charges), le financier (principalement les intérêts sur emprunts) et l’exceptionnel (amendes, plus-value de cession d’immobilisations etc.).
  • le compte de résultat permet de calculer la capacité d’autofinancement (CAF) et d’établir les soldes intermédiaires de gestion (SIG)
  • les charges et les produits ne représentent que l’exercice de l’année concernée. Il n’est pas possible d’enregistrer, par exemple, du chiffre d’affaires de 2016 dans le compte de résultat de 2017 (en référence au principe d’indépendance des exercices).
  • les achats et les ventes sont exprimés hors taxes de façon à neutraliser l’effet de la fiscalité.
  • les achats et les ventes sont enregistrés à la date de facture ou de livraison et non à la date de paiement et de règlement. Par exemple un chiffre d’affaires de 500 000 € inscrit en compte de résultat ne veut pas dire que l’entreprise a reçu en banque sur l’année 500 000 € mais que l’entreprise a facturé et/ou livré pour 500 000 € de produits et/ou services.
  • de fait, il ne faut absolument pas relier la trésorerie avec le compte de résultat. En effet, outre la notion de facturation/livraison, de nombreuses lignes ne sont pas des flux de trésorerie comme les dotations et reprises. Pour connaître la trésorerie de l’entreprise générée sur l’année, on réalise un tableau de flux de trésorerie. Vou devez donc enlever de votre raisonnement la notion de trésorerie lorsque vous lisez un compte de résultat.

Au-delà de ces notions « de base », certains postes du compte de résultat peuvent être difficiles à interpréter. Pour vous aider, voici quelques remarques non exhaustives sur les points pouvant porter à confusion ou à interrogation :

  • la production stockée correspond à une variation de stocks égale au stock final – stock initial. Si la variation est positive, cela veut dire que l’entreprise a stocké sur l’année. Si la variation est négative, l’entreprise a déstocké.
  • la variation de stocks de matières premières et de marchandises raisonne à l’envers et est égale au stock initial – stock final. Ainsi une variation positive signifie un déstockage tandis qu’une variation négative signifie un stockage.
  • les autres achats et charges externes concernent des postes très variés : loyers, publicité, transport, entretien et réparation, frais postaux, téléphone etc. Dans le cadre d’une analyse, il est souvent préconisé, dans la mesure du possible, et en particulier dans le cas d’un rachat ou d’un investissement, d’obtenir le détail de cette ligne car des charges lourdes peuvent influencer votre décision (en particulier les charges locatives).
  • les salaires et traitements n’intègrent pas les intérimaires qui sont classés en autres achats et charges externes.
  • les dotations aux amortissements indiquent si l’entreprise a réalisé des investissements sur l’année (si les dotations sont stables ou diminuent, ça n’est pas le cas).
  • les dotations sur actif circulant concernent le risque d’impayés clients et le risque de dégradation du stock.
  • le résultat financier est généralement négatif et essentiellement constitué des intérêts sur emprunts et concours bancaires (intérêts et charges assimilés).
  • le résultat exceptionnel est très volatile d’une année à l’autre en raison de son caractère « exceptionnel ». Il porte généralement sur les ventes d’immobilisations, des amendes, un redressement fiscal, l’amortissement dérogatoire et la quote-part de subvention virée au compte de résultat.
  • le résultat de l’exercice constitue un bénéfice ou une perte comptable mais pas un flux financier.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

Réforme de l’IS : ce qu’il faut savoir

26 février 2017 business plans , private finance Pas de commentaires

Le 1er janvier 2017 a vu une nouvelle tranche d’impôt sur les bénéfices entrer en vigueur. Voici ce qu’il faut retenir :

  • jusqu’à un bénéfice de 38120 €, c’est toujours le taux réduit de 15% (pour les entreprises n’excédant par un CA annuel HT de 7,63 millions d’€).
  • nouvelle tranche comprise entre 38120 € et 75000 €, c’est un taux de 28% à appliquer (hors organismes à but non lucratif qui ont une fiscalité particulière).
  • au-delà de 75000 €, taux normal de 33,33% (1/3)

Les conditions d’assujettissement à l’IS restent inchangées.

 

 

 

 

 

Diminuer son BFR pour augmenter sa trésorerie

24 janvier 2017 business plans , company blog Pas de commentaires

Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) est une problématique récurrente pour toutes les entreprises évoluant sur un secteur d’activité nécessitant du stock et des créances clients du fait de délais de règlements accordés. Un BFR trop élevé ou en augmentation d’un exercice à l’autre peut dégrader la trésorerie nette si le Fonds de Roulement (FR) ne suit pas la même évolution.

Une entreprise suivra donc avec soin l’évolution de son BFR et devra chercher à le diminuer en utilisant différents leviers :

  1. Maitriser ses stocks

Un stock constitue un flux de trésorerie non récupéré car ce stock n’a pas été vendu (marchandises, produits finis) ou n’a pas été transformé pour être vendu (matières premières, en-cours). Une augmentation trop importante du stock génère une dégradation de la trésorerie. L’entreprise doit donc maîtriser son niveau de stocks en tenant de paramètres qui sont propres à son activité (délai de fabrication, de livraison, stock de sécurité etc.). Pour maîtrises ses stocks, plusieurs leviers d’action plus ou moins faciles à mettre en place :

  • surveiller le délai de rotation des stocks : plus ce délai augmente, plus le BFR augmente.
  • améliorer la gestion des commandes de façon à ne constituer que du stock nécessaires à celles-ci.
  • plus complexe, réduire le délai global du processus de l’activité entre l’achat des matières premières et la livraison des produits finis aux clients. Cette problématique est particulièrement adaptée aux entreprises qui fabriquent leurs produits à l’étranger avec des volumes très importants et des délais de livraison dépassant un mois.

2. Réduire le délai de règlement des clients

Une créance client correspond à une vente non encaissée par l’entreprise, donc un flux de trésorerie manquant pour financier ses besoins à court terme (paiement des charges de structure etc.). Plus le délai de règlement augmente, plus le BFR progresse. Il convient donc de réduire ce délai :

  • suivre constamment la balance âgée clients et mener une politique de relance pour tout client dépassant le délai de facturation.
  • soumettre une politique d’escompte attractive pour inciter les clients à régler plus vite.
  • remettre à l’escompte des effets de commerce afin de percevoir plus rapidement le montant de la créance bien qu’imputée par les frais d’escompte facturés par la banque.
  • procéder à l’affacturage, c’est-à-dire la cession de créances à un factor. Cette technique permet également à l’entreprise de se soustraire au risque de défaut à travers une assurance-crédit.
  • pratiquer des cessions Dailly, c’est-à-dire céder ses créances à un cessionnaire vers lequel le client devra se tourner pour régler sa facture. L’entreprise cédant devra toutefois suivre le recouvrement des créances cédées contrairement à l’affacturage. En outre, la ligne de financement est plafonnée.

3. Maintenir un délai de paiement raisonnable

Retarder le paiement de factures fournisseurs permet à l’entreprise de conserver plus longtemps sa trésorerie sur son compte bancaire. Mais cette technique peut générer des effets pervers :

  • subir des pénalités de retard si cela a été négocié contractuellement
  • perdre de la crédibilité dans les négociations commerciales, se traduisant par des prix moins attractifs. En effet, un fournisseur sera peu enclin à pratiquer des réductions commerciales à un mauvais payeur.
  • briser une relation commerciale avec un fournisseur et dégrader son image auprès des acteurs du secteur. Il deviendra alors plus difficile à l’entreprise de trouver des fournisseurs de qualité, ce qui dégradera la qualité des produits vendus aux clients et donc toute l’activité et la structure financière de l’entreprise.

Une entreprise devra donc veiller à payer ses fournisseurs dans un délai raisonnable. Plusieurs lois ont fixé un délai acceptable : la loi de modernisation économique du 04 août 2008 parle de 45 jours fin de mois mais des délais plus longs sont possibles par accord interprofessionnel. La loi du 17 mars 2014 relative à la consommation parle de 45 jours nets. Plusieurs lois ont également été votées ces dernières années pour renforcer les sanctions contre les retards de paiement, notamment la loi Sapin 2 du 09 décembre 2016.

Page 1 sur 212