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Diminuer son BFR pour augmenter sa trésorerie

24 janvier 2017 Pas de commentaires business plans, company blog

Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) est une problématique récurrente pour toutes les entreprises évoluant sur un secteur d’activité nécessitant du stock et des créances clients du fait de délais de règlements accordés. Un BFR trop élevé ou en augmentation d’un exercice à l’autre peut dégrader la trésorerie nette si le Fonds de Roulement (FR) ne suit pas la même évolution.

Une entreprise suivra donc avec soin l’évolution de son BFR et devra chercher à le diminuer en utilisant différents leviers :

  1. Maitriser ses stocks

Un stock constitue un flux de trésorerie non récupéré car ce stock n’a pas été vendu (marchandises, produits finis) ou n’a pas été transformé pour être vendu (matières premières, en-cours). Une augmentation trop importante du stock génère une dégradation de la trésorerie. L’entreprise doit donc maîtriser son niveau de stocks en tenant de paramètres qui sont propres à son activité (délai de fabrication, de livraison, stock de sécurité etc.). Pour maîtrises ses stocks, plusieurs leviers d’action plus ou moins faciles à mettre en place :

  • surveiller le délai de rotation des stocks : plus ce délai augmente, plus le BFR augmente.
  • améliorer la gestion des commandes de façon à ne constituer que du stock nécessaires à celles-ci.
  • plus complexe, réduire le délai global du processus de l’activité entre l’achat des matières premières et la livraison des produits finis aux clients. Cette problématique est particulièrement adaptée aux entreprises qui fabriquent leurs produits à l’étranger avec des volumes très importants et des délais de livraison dépassant un mois.

2. Réduire le délai de règlement des clients

Une créance client correspond à une vente non encaissée par l’entreprise, donc un flux de trésorerie manquant pour financier ses besoins à court terme (paiement des charges de structure etc.). Plus le délai de règlement augmente, plus le BFR progresse. Il convient donc de réduire ce délai :

  • suivre constamment la balance âgée clients et mener une politique de relance pour tout client dépassant le délai de facturation.
  • soumettre une politique d’escompte attractive pour inciter les clients à régler plus vite.
  • remettre à l’escompte des effets de commerce afin de percevoir plus rapidement le montant de la créance bien qu’imputée par les frais d’escompte facturés par la banque.
  • procéder à l’affacturage, c’est-à-dire la cession de créances à un factor. Cette technique permet également à l’entreprise de se soustraire au risque de défaut à travers une assurance-crédit.
  • pratiquer des cessions Dailly, c’est-à-dire céder ses créances à un cessionnaire vers lequel le client devra se tourner pour régler sa facture. L’entreprise cédant devra toutefois suivre le recouvrement des créances cédées contrairement à l’affacturage. En outre, la ligne de financement est plafonnée.

3. Maintenir un délai de paiement raisonnable

Retarder le paiement de factures fournisseurs permet à l’entreprise de conserver plus longtemps sa trésorerie sur son compte bancaire. Mais cette technique peut générer des effets pervers :

  • subir des pénalités de retard si cela a été négocié contractuellement
  • perdre de la crédibilité dans les négociations commerciales, se traduisant par des prix moins attractifs. En effet, un fournisseur sera peu enclin à pratiquer des réductions commerciales à un mauvais payeur.
  • briser une relation commerciale avec un fournisseur et dégrader son image auprès des acteurs du secteur. Il deviendra alors plus difficile à l’entreprise de trouver des fournisseurs de qualité, ce qui dégradera la qualité des produits vendus aux clients et donc toute l’activité et la structure financière de l’entreprise.

Une entreprise devra donc veiller à payer ses fournisseurs dans un délai raisonnable. Plusieurs lois ont fixé un délai acceptable : la loi de modernisation économique du 04 août 2008 parle de 45 jours fin de mois mais des délais plus longs sont possibles par accord interprofessionnel. La loi du 17 mars 2014 relative à la consommation parle de 45 jours nets. Plusieurs lois ont également été votées ces dernières années pour renforcer les sanctions contre les retards de paiement, notamment la loi Sapin 2 du 09 décembre 2016.

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