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L’essentiel du compte de résultat

26 mars 2017 business plans , corporate views Pas de commentaires

Que vous soyez jeune entrepreneur, investisseur ou salarié, l’analyse des comptes d’une entreprise est un prérequis indispensable pour comprendre l’environnement comptable, financier et celui de l’entreprise. Vous trouverez sur ce blog les éléments à maîtriser obligatoirement pour comprendre un compte de résultat.

  • le compte de résultat correspond à l’activité de l’entreprise sur un exercice comptable (généralement une année civile). Il se compose de charges et de produits qui sont répartis en trois catégories : l’exploitation (éléments qui concernent directement l’activité de l’entreprise comme le chiffre d’affaires côté produits et les achats de marchandises, les salaires, les loyers etc. côté charges), le financier (principalement les intérêts sur emprunts) et l’exceptionnel (amendes, plus-value de cession d’immobilisations etc.).
  • le compte de résultat permet de calculer la capacité d’autofinancement (CAF) et d’établir les soldes intermédiaires de gestion (SIG)
  • les charges et les produits ne représentent que l’exercice de l’année concernée. Il n’est pas possible d’enregistrer, par exemple, du chiffre d’affaires de 2016 dans le compte de résultat de 2017 (en référence au principe d’indépendance des exercices).
  • les achats et les ventes sont exprimés hors taxes de façon à neutraliser l’effet de la fiscalité.
  • les achats et les ventes sont enregistrés à la date de facture ou de livraison et non à la date de paiement et de règlement. Par exemple un chiffre d’affaires de 500 000 € inscrit en compte de résultat ne veut pas dire que l’entreprise a reçu en banque sur l’année 500 000 € mais que l’entreprise a facturé et/ou livré pour 500 000 € de produits et/ou services.
  • de fait, il ne faut absolument pas relier la trésorerie avec le compte de résultat. En effet, outre la notion de facturation/livraison, de nombreuses lignes ne sont pas des flux de trésorerie comme les dotations et reprises. Pour connaître la trésorerie de l’entreprise générée sur l’année, on réalise un tableau de flux de trésorerie. Vou devez donc enlever de votre raisonnement la notion de trésorerie lorsque vous lisez un compte de résultat.

Au-delà de ces notions « de base », certains postes du compte de résultat peuvent être difficiles à interpréter. Pour vous aider, voici quelques remarques non exhaustives sur les points pouvant porter à confusion ou à interrogation :

  • la production stockée correspond à une variation de stocks égale au stock final – stock initial. Si la variation est positive, cela veut dire que l’entreprise a stocké sur l’année. Si la variation est négative, l’entreprise a déstocké.
  • la variation de stocks de matières premières et de marchandises raisonne à l’envers et est égale au stock initial – stock final. Ainsi une variation positive signifie un déstockage tandis qu’une variation négative signifie un stockage.
  • les autres achats et charges externes concernent des postes très variés : loyers, publicité, transport, entretien et réparation, frais postaux, téléphone etc. Dans le cadre d’une analyse, il est souvent préconisé, dans la mesure du possible, et en particulier dans le cas d’un rachat ou d’un investissement, d’obtenir le détail de cette ligne car des charges lourdes peuvent influencer votre décision (en particulier les charges locatives).
  • les salaires et traitements n’intègrent pas les intérimaires qui sont classés en autres achats et charges externes.
  • les dotations aux amortissements indiquent si l’entreprise a réalisé des investissements sur l’année (si les dotations sont stables ou diminuent, ça n’est pas le cas).
  • les dotations sur actif circulant concernent le risque d’impayés clients et le risque de dégradation du stock.
  • le résultat financier est généralement négatif et essentiellement constitué des intérêts sur emprunts et concours bancaires (intérêts et charges assimilés).
  • le résultat exceptionnel est très volatile d’une année à l’autre en raison de son caractère « exceptionnel ». Il porte généralement sur les ventes d’immobilisations, des amendes, un redressement fiscal, l’amortissement dérogatoire et la quote-part de subvention virée au compte de résultat.
  • le résultat de l’exercice constitue un bénéfice ou une perte comptable mais pas un flux financier.

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